ChasseAux Sorcieres Il A InitiĂ© La Chasse Aux SorciĂšres Aux Usa Label AmĂ©ricain AssociĂ© À La Musique Soul Reste De Chasse Ou De Chasse Chienne De Chasse En Chasse Etait Plus Souvent A La Chasse Qu'a La Chasse Était Plus Souvent À La ChĂąsse QuĂ  La Chasse Cadre Pour Les Sorcieres De Salem Sorcieres De Salem Ville A Sorcieres Les Sorcieres En Jettent Forumde Discussions sur la Chasse et la PĂȘche. Accueil S'enregistrer Connexion ; Vous n'ĂȘtes pas connectĂ©. Connectez-vous ou enregistrez-vous . Sujets similaires » nouveau membre: conseil pour Argo » Nouveau membre; Le Deal du moment : -23% TV 75″ Xiaomi Mi TV Q1 – QLED, 4K UHD Voir le deal. 929 € Le Deal du moment : -59% Lepacte prĂ©voit qu’en Ă©change de l’allĂ©geance et de son Ăąme, le diable accordera tout ce qu’une personne souhaite. Des pactes avec le diable ou les dĂ©mons Ă  des fins personnelles apparaissent dans diverses cultures. DĂšs les premiers jours du christianisme, un pacte avec le diable Ă©tait tacitement compris comme faisant partie de IlA InitiĂ© La Chasse Aux SorciĂšres Aux Usa Solution. RĂ©ponses mises Ă  jour et vĂ©rifiĂ©es pour le niveau CodyCross Arts Culinaires Groupe 130. Solution . Il a initiĂ© la chasse aux sorciĂšres aux USA Solution . M C C A R T H Y. Homme Aimant Jouer Des Tours. Voisin De La Mangouste Vivant En Afrique Australe . CodyCross Arts Culinaires Groupe 130. Toutes les rĂ©ponses Ă  CodyCross Certainssorciers s’initient au vaudou, Ă  la Wicca, avec un certain nombre de rites de passages et d’évolutions sur une voie, mĂȘme si une grande libertĂ© en terme de pratiques et de forces utilisĂ©es persiste. Le cheminement est beaucoup plus le reflet de leur propre individualitĂ©, de leur propre vĂ©cu et sera trĂšs diffĂ©rent d’une personne Ă  l’autre. LaderniĂšre fonctionnalitĂ© de Codycross est que vous pouvez rĂ©ellement synchroniser votre jeu et y jouer Ă  partir d'un autre appareil. 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Il n’avait guĂšre atteint la dixiĂšme annĂ©e de son Ăąge qu’il Pourcela, vous ne disposez que des dĂ©finitions de chaque mot. Certaines lettres peuvent parfois ĂȘtre prĂ©sentes pour le mot Ă  deviner. Sur Astuces-Jeux, nous vous proposons de dĂ©couvrir la solution complĂšte de Codycross. Voici le mot Ă  trouver pour la dĂ©finition "Il a initiĂ© "la chasse aux sorciĂšres" aux USA" (groupe 130 – grille n LArc Rumble Town est le deuxiĂšme arc de Radiant. Tout a commencĂ© par une histoire d’intĂ©rĂȘt personnel. Seth,MĂ©lie et Doc voulaient chacun accomplir un projet mais faute d'argent ils ne pouvaient rien faire. C'est sur un coup de tĂȘtes qu'ils se sont lancĂ©s sur une mission en provenance de Rumble Town.. A leur arrivĂ© le petit groupe dut se faire discret car leur mission tCt9. Le pĂšre d'Amy Winehouse est persuadĂ© que quelqu'un a mis de l'Ecstasy dans le verre de sa fille et que c'est pour cela qu'elle s'est retrouvĂ©e Ă  l'hĂŽpital rĂ©cemment. Papa Mitch est donc Ă  la recherche du coupable...et assure qu'il sera puni! J'ai bien peur qu'Amy va recevoir la fessĂ©!! La solution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 8 lettres et commence par la lettre M CodyCross Solution ✅ pour IL A INITIÉ LA CHASSE AUX SORCIÈRES AUX USA de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle Voici Les Solutions de CodyCross pour "IL A INITIÉ LA CHASSE AUX SORCIÈRES AUX USA" CodyCross Arts Culinaires Groupe 130 Grille 3 1 0 Partagez cette question et demandez de l'aide Ă  vos amis! Recommander une rĂ©ponse ? Connaissez-vous la rĂ©ponse? profiter de l'occasion pour donner votre contribution! CODYCROSS Arts Culinaires Solution 130 Groupe 3 Similaires Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis connaissent une hausse importante des agressions contre les musulmans et de la discrimination Ă  l’embauche Ă  l’égard des travailleurs musulmans, arabes ou sikhs. Dans un rapport paru en mai 2004, le Conseil pour les relations amĂ©ricano-musulmanes CAIR, une importante organisation musulmane amĂ©ricaine, a ainsi recensĂ© 93 cas de crimes racistes en 2003, soit plus du double qu’en 2002. Le phĂ©nomĂšne n’est pas nouveau tout au long du XXe siĂšcle, les États-Unis ont subi des vagues de violence dirigĂ©es contre de prĂ©tendus ennemis de l’intĂ©rieur ». Le tout avec la bĂ©nĂ©diction, voire la complicitĂ© de l’État fĂ©dĂ©ral. En 1917, le prĂ©sident Woodrow Wilson confia Ă  son ancien directeur de campagne Ă©lectorale, George Creel, la direction du premier organisme moderne de propagande Ă©tatique le ComitĂ© pour l’information publique Committee on Public Information - CPI. Il dĂ©finit des mĂ©thodes de manipulation des masses qui furent ultĂ©rieurement appliquĂ©es par Goebbels en Allemagne et Tchakotine en URSS. Sa mission Ă©tait de convaincre les citoyens, en utilisant les moyens de l’ État Ă  leur insu, qu’il fallait entrer dans la PremiĂšre Guerre mondiale et y investir toutes les ressources du pays. Pour ce faire, Creel exacerba une forme de nationalisme, plongeant le pays dans une chasse aux sorciĂšres » contre tous ceux qui pouvaient ĂȘtre soupçonnĂ©s de ne pas ĂȘtre assez patriotiques les objecteurs de consciences, les États-Uniens d’origine allemande, les immigrĂ©s, les communistes et ceux qui avaient Ă©chappĂ© Ă  la conscription. Une fois le conflit terminĂ©, la xĂ©nophobie d’État se tourna non seulement contre les immigrĂ©s, mais aussi contre les opposants politiques. Les États-Unis connaissent une grave crise Ă©conomique lors de la reconversion de l’économie de guerre en Ă©conomie de paix. D’importantes grĂšves ont lieu en janvier 1919, notamment Ă  Seattle, oĂč 60 000 travailleurs paralysent toute activitĂ©. Ils sont immĂ©diatement qualifiĂ©s de rouges » et accusĂ©s de fomenter un coup d’État. Le maire de la ville, Ole Hansen, annonce le recours de la municipalitĂ© Ă  1500 policiers et autant d’agents fĂ©dĂ©raux pour briser le mouvement. Sous la menace d’un bain de sang, les grĂ©vistes reprennent le travail. John Edgar Hoover Directeur du FBI de 1924 Ă  1972. L’épisode inaugure une nouvelle maniĂšre de traiter les revendications sociales et les opposants politiques. À la suite d’une sĂ©rie d’attentats attribuĂ©s Ă  des anarchistes en 1919, l’Attorney General A. Mitchell Palmer, invente le mythe du pĂ©ril rouge » Red Scare. Pour lutter contre cette menace intĂ©rieure, il crĂ©e une police politique au sein du FBI, la Division des renseignements gĂ©nĂ©raux General Intelligence Division - GID, dont le but est de dĂ©voiler les complots bolchĂ©viques » et d’en identifier, puis incarcĂ©rer ou dĂ©porter les auteurs. Il place Ă  sa tĂȘte John Edgar Hoover. L’État fiche ainsi prĂšs de 200 000 opposants et organisations radicales, ce qui dĂ©bouchera sur l’arrestation de milliers de personnes, qui seront placĂ©es en dĂ©tention ou expulsĂ©es du territoire, pour les Ă©trangers, parfois pour de simples propos anticapitalistes ou antigouvernementaux. Le tout en violation des droits les plus Ă©lĂ©mentaires de la dĂ©fense droit Ă  un avocat, droit Ă  un procĂšs Ă©quitable.... Cette politique n’est pas uniquement xĂ©nophobe elle s’accompagne d’une rĂ©thorique selon laquelle ceux qui contestent l’ordre Ă©tabli sont non-AmĂ©ricains » unamerican. Ce qui revient Ă  considĂ©rer comme des Ă©trangers ceux qui n’ont pas les mĂȘmes opinions politiques que les gouvernants. Deux partis, qui sont Ă©galement des syndicats, sont particuliĂšrement visĂ©s l’Internal Workers of the World IWW, ou Wobblies, dirigĂ© par "Big" Bill Haywood, et le Parti socialiste dirigĂ© par Eugene Debs. Deux formations politiques qui se sont officiellement opposĂ©es Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale. Dans le mĂȘme temps, les grĂšves et Ă©meutes qui secouent le pays sont qualifiĂ©es dans la presse de crime contre la sociĂ©tĂ© ». Des gĂ©nĂ©raux stationnĂ©s en Europe dĂ©cident de crĂ©er une association d’anciens combattants qui puisse rĂ©gĂ©nĂ©rer le pays en refusant la lutte des classes et en mettant en avant les valeurs d’unitĂ© et de sacrifice qui triomphĂšrent pendant la guerre. Le 8 mai 1919 ils crĂ©ent la LĂ©gion amĂ©ricaine Ă  St. Louis pour soutenir et dĂ©fendre la Constitution des États-Unis d’AmĂ©rique, maintenir la loi et l’ordre, initier et perpĂ©tuer un amĂ©ricanisme pur et dur ». Six mois plus tard, l’organisation compte plus de 650 000 membres, puis un million fin 1919. La plupart d’entre eux ne font que distribuer des tracts anti-communistes, mais les Ă©lĂ©ments les plus fanatiques n’hĂ©sitent pas Ă  faire le coup de poing contre les communistes rĂ©els ou supposĂ©s et coordonnent les actions des briseurs de grĂšve ». En 1933 le chef de la LĂ©gion amĂ©ricaine sollicite un grand soldat, l’ancien commandant en chef des Marines, le gĂ©nĂ©ral Smedley Darlington Butler, pour transformer l’association sur le modĂšle des Croix de feu français et prendre le pouvoir. Mais au dernier moment comme François de La Rocque peu aprĂšs en France, le hĂ©ros se rĂ©tracte et refuse de prendre la tĂȘte d’un coup d’État fasciste [1]. La chasse aux Rouges » s’arrĂȘte progressivement en 1920. En mai, Ă  la faveur de l’affaire Sacco et Vanzetti, deux communistes italiens accusĂ©s probablement Ă  tort d’avoir braquĂ© et tuĂ© le caissier et le gardien d’une usine de Braintree, douze Ă©minents juristes Ă©tats-uniens rendent un rapport sur les violations des libertĂ©s fondamentales par le DĂ©partement de la Justice. La dĂ©cision prise par l’AssemblĂ©e de New York de renvoyer les Ă©lus socialistes suscite l’indignation des journaux nationaux et de responsables politiques. MĂȘme l’Attorney General Alexander Mitchell Palmer se prononce contre cette dĂ©cision, en dĂ©clarant injuste d’assimiler les socialistes aux communistes. Par ailleurs, l’expulsion d’étrangers apparaĂźt rapidement, aux yeux des patrons de l’industrie, comme la disparition d’une main d’Ɠuvre bon marchĂ©. L’ensemble de ces facteurs mĂšne Ă  l’essoufflement du processus entamĂ© en 1919. Mais l’affaire de la premiĂšre grande peur des Rouges » permet dĂ©jĂ  de recenser plusieurs aspects de l’anticommunisme que l’on retrouvera tout au long de l’Histoire des États-Unis au XXe siĂšcle l’intolĂ©rance, la xĂ©nophobie, l’obsession du complot, l’atteinte aux libertĂ©s au nom de la sĂ©curitĂ© interne, la menace extĂ©rieure utilisĂ©e pour briser une opposition extĂ©rieure, la dĂ©lation, les accusations tous azimuts, la brutalitĂ© de la rĂ©pression ou la mise Ă  l’écart des rĂšgles juridiques pour ceux que l’on considĂšre comme sĂ©ditieux » [2]. Le 19 fĂ©vrier 1942, le prĂ©sident Roosevelt, cĂ©dant au sentiment xĂ©nophobe ordonne l’arrestation sans jugement de 120 000 citoyens Ă©tats-uniens d’origine japonaise et leur internement en camp de concentration. Cette mesure discriminatoire ne s’applique pas aux citoyens dont les familles sont originaires d’autres pays ennemis, notamment l’Allemagne, mais exclusivement Ă  ceux dont les parents sont japonais [3]. Harry S. Truman La fin de la Seconde Guerre mondiale et le dĂ©but de la Guerre froide qui va opposer, pendant plus de quarante ans, les États-Unis Ă  l’URSS, relancent le sentiment anticommuniste au sommet de l’État. Le prĂ©sident Harry S. Truman est critiquĂ© de toute part. Sur sa droite, les RĂ©publicains l’accusent d’ĂȘtre trop mou » face au pĂ©ril communiste ». Sur sa gauche, il doit faire face Ă  une opposition hĂ©tĂ©roclite, composĂ©e de certains DĂ©mocrates, autour d’Henry Wallace, du Parti communiste, mais aussi de personnalitĂ©s isolĂ©es telles que Walter Lippman, Albert Einstein, Fiorello La Guardia, ou encore Henry Morgenthau. Ces individus considĂšrent que la rĂ©conciliation avec l’Union soviĂ©tique [est] possible sans sacrifier l’intĂ©rĂȘt national ... que la Guerre froide ne [doit] pas ĂȘtre un processus de militarisation et que le conflit [menace] les institutions amĂ©ricaines et les principes les plus chers au cƓur des AmĂ©ricains » [4]. Des propos qui trouvent un Ă©cho dans la population elle-mĂȘme qui, bien qu’anticommuniste dans son ensemble, ne souhaite pas d’une confrontation avec l’URSS, d’autant que l’idĂ©e d’un pĂ©ril rouge » apparaĂźt plus comme un fantasme que comme une rĂ©alitĂ©. Le souvenir de l’alliance soviĂ©to-Ă©tats-unienne pour lutter contre l’Allemagne nazie est encore vivace. Comme aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, et mĂȘme si la domination des États-Unis sur l’économie mondiale va rapidement se mettre en place, le retour Ă  une Ă©conomie de paix pose, dans les premiĂšres annĂ©es, quelques difficultĂ©s Ă  la population Ainsi l’annĂ©e 1946 voit-elle un retour du chĂŽmage et des grĂšves. Le mouvement social suscite un fort sentiment anti-syndical qui conduit Ă  un succĂšs des RĂ©publicains aux Ă©lections lĂ©gislatives. ImmĂ©diatement, une trentaine d’États adoptent des lĂ©gislations anti-syndicales et, en 1947, le CongrĂšs vote, contre l’avis du prĂ©sident Truman qui tente d’y opposer son veto, la loi Taft-Hartley. Celle-ci vise Ă  rĂ©duire le pouvoir syndical et Ă  Ă©liminer spĂ©cifiquement l’influence communiste dans le mouvement syndical » [5]. Le texte prĂ©voit notamment que tout Ă©lu syndical jure par Ă©crit qu’il n’est pas membre du parti communiste ou affiliĂ© Ă  un tel parti et qu’il ne croit ni n’enseigne le renversement du gouvernement des États-Unis par la force ou par tout moyen illĂ©gal ou anticonstitutionnel » [6]. Des affaires d’espionnage supposĂ©es - en rĂ©alitĂ© inventĂ©es - au profit de l’URSS renforcent la paranoĂŻa anti-communiste naissante. En octobre 1946, l’ Chamber of Commerce publie un rapport selon lequel les communistes auraient infiltrĂ© les instances gouvernementales, notamment le DĂ©partement d’État, et les syndicats. Il propose, dans ses conclusions, de chasser tous les "subversifs" des lieux oĂč se forme l’opinion Ă©coles et bibliothĂšques, cinĂ©ma, radio et tĂ©lĂ©vision, presse Ă©crite » [7]. Un peu plus tĂŽt, un rapport de J. Edgar Hoover, devenu directeur du FBI, affirmait l’existence d’un vaste rĂ©seau d’espionnage implantĂ© aux États-Unis, avec des ramifications au sein mĂȘme du gouvernement. Hoover affirme par ailleurs avoir demandĂ© Ă  ses hommes de continuer leurs investigations et confirme travailler Ă  l’élaboration d’une liste de tous les membres du parti et des personnes dangereuses en cas de crise sĂ©rieuse avec l’Union soviĂ©tique ». Cette vaste campagne de dĂ©sinformation porte ses fruits. Afin d’enlever aux RĂ©publicains leur principal argument Ă©lectoral, Truman met en place, en novembre 1946, une commission temporaire chargĂ©e d’évaluer la loyautĂ© des fonctionnaires. Le 21 mars, elle devient permanente par le dĂ©cret prĂ©sidentiel n°9835, qui Ă©tablit un programme de vĂ©rification de la loyautĂ© des fonctionnaires. SimultanĂ©ment, Truman met en place un appareil d’État secret capable de conduire sans discontinuer une Guerre froide contre l’Union soviĂ©tique quelles que soient les alternances politiques. Le National Security Act de 1947 crĂ©e Ă  la fois un Ă©tat-major interarmes permanent en temps de paix JCS, une agence omnipotente de renseignement et d’action CIA, et un salle de commandement permanente NCS. Puis, il limoge le gĂ©nĂ©ral George F. Keenan, thĂ©oricien de la menace soviĂ©tique mais partisan de l’endiguement, au profit de Paul H. Nitze, favorable Ă  l’affrontement militaire sur des théùtres pĂ©riphĂ©riques. En 1948, Truman est réélu PrĂ©sident des États-Unis. En rĂ©alitĂ©, le mouvement sur lequel il surfe le dĂ©passe dĂ©jĂ . Au CongrĂšs, les reprĂ©sentants ont créé une Commission parlementaire sur les activitĂ©s anti-amĂ©ricaines, oĂč Richard Nixon joue un rĂŽle important. La commission est notamment Ă  l’origine de la premiĂšre chasse aux sorciĂšres » dans le milieu du cinĂ©ma et du divertissement, avec l’aide de Ronald Reagan, alors prĂ©sident du Screen Actors Guild, le syndicat des acteurs Ă  Hollywood [8]. En 1948, c’est encore Richard Nixon qui pousse ses collĂšges parlementaires Ă  s’intĂ©resser Ă  l’affaire Alger Hiss, du nom de ce haut fonctionnaire du DĂ©partement d’État accusĂ© d’avoir appartenu au Parti communiste sur la base d’informations - au demeurant peu fiables - de Whittaker Chambers, un important responsable de la rĂ©daction de Time. Cette affaire renforce la lĂ©gitimitĂ© de la croisade anticommuniste et ouvre la voix au sĂ©nateur Joseph McCarthy. Joseph McCarthy Cet homme politique mĂ©diocre, Ă©lu le pire parlementaire » en 1951 par l’Association des journalistes parlementaires, dĂźne, en janvier 1950 avec le pĂšre Edmund Walsh, professeur de l’UniversitĂ© jĂ©suite de Georgetown Ă  Washington. Celui-ci lui suggĂšre, pour garder son siĂšge, de se lancer dans une croisade anticommuniste. AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait. Le 9 fĂ©vrier 1950, Joseph McCArthy prononce un discours Ă  Wheeling dans lequel il met gravement en cause le secrĂ©taire d’État Dean Acheson et, tout en brandissant une feuille de papier, affirme dĂ©tenir une liste de 205 noms, communiquĂ©e au secrĂ©taire d’État, de membres du parti communiste qui malgrĂ© tout travaillent encore au dĂ©partement d’État et qui façonnent sa politique ». L’affaire fait scandale, et pourtant, comme tous les discours sur l’ ennemi intĂ©rieur », les propos de McCarthy reposent sur du vent. Il n’y a pas de liste, pas de noms, si ce n’est ceux recensĂ©s par les comitĂ©s d’évaluation des fonctionnaires, publiĂ©s en 1946, et qui comprenaient des anciens communistes, des fascistes, des alcooliques et des homosexuels. MalgrĂ© la supercherie, McCarthy persiste et prononce un discours devant le SĂ©nat le 20 fĂ©vrier. Il y Ă©voque l’infiltration de l’administration dĂ©mocrate d’Harry Truman par des communistes. PrĂ©sident de la Government Committee on Operations du SĂ©nat, il mĂšne une sĂ©rie d’investigations afin de mettre en cause des dĂ©cideurs politiques sur la base de leurs anciennes affiliations militantes. La plupart sont contraints de dĂ©missionner. Pour les autres, il leur est proposĂ©, pour sauver leur carriĂšre, de dĂ©noncer d’autres proches du Parti communiste. Des artistes et des intellectuels sont Ă©galement inquiĂ©tĂ©s. En 1952, il nomme Ă  ses cĂŽtĂ©s Roy Cohn, sur recommandation de John Edgar Hoover. Cohn avait participĂ© Ă  la mise en accusation de Julius et Ethel Rosenberg, un couple de juifs communistes accusĂ©s d’espionnage au profit de l’URSS et condamnĂ©s Ă  mort en 1951. Le FBI a jouĂ© un rĂŽle considĂ©rable dans la croisade anticommuniste de McCarthy, comme l’a indiquĂ© William Sullivan, l’un des Ă©minents agents du FBI C’est nous qui rendions possibles les auditions de McCarthy. Nous [lui] fournissions tous les matĂ©riaux qu’il utilisait ». Ces matĂ©riaux, le FBI n’avait pas les moyens de les rĂ©unir, il lui Ă©taient fournis par un syndicat patronal, le Mid-America Research Library [9], qui Ă©tablit plus de 6 millions de dossiers sur les activitĂ©s politiques et sexuelles de leurs employĂ©s [10]. Les idĂ©es dĂ©fendues par McCarthy ont le vent en poupe, et le gouvernement Truman devient la cible d’attaques anticommunistes rĂ©pĂ©tĂ©es. Dean Acheson, le secrĂ©taire d’État, est particuliĂšrement visĂ©, tout comme George Marshall, secrĂ©taire Ă  la DĂ©fense, qui sera contraint de dĂ©missionner. Harry Truman, lui-mĂȘme attaquĂ© sur ce terrain, renonce Ă  se prĂ©senter aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1952, remportĂ©es par le gĂ©nĂ©ral Dwight Eisenhower. Son arrivĂ©e au pouvoir devait, pour beaucoup, sceller la fin du maccarthysme. Il n’en fut rien. McCarthy s’attaqua en effet Ă  la culture anti-amĂ©ricaine » dans les livres. Son Ă©quipe dĂ©couvrit ainsi que 30 000 livres avaient Ă©tĂ© Ă©crits par des communistes, des pro-communistes, d’anciens communistes ou des anti anti-communistes ». AprĂšs la publication de la liste complĂšte de ces ouvrages, les livres furent retirĂ©s des rayons des bibliothĂšques. Par ailleurs, une rĂ©fĂ©rence Ă  Dieu est ajoutĂ©e au serment d’allĂ©geance rĂ©citĂ© chaque matin par les Ă©coliers et fonctionnaires pour repĂ©rer les communistes athĂ©es qui refuseraient de le prononcer. Mais le croisĂ© de l’anticommunisme commet une erreur en octobre 1953, il choisit de dĂ©noncer l’infiltration communiste au sein de l’armĂ©e. L’institution se rebelle et obtient son dĂ©part par le vote d’une motion de censure, le 2 dĂ©cembre 1954. C’est une mauvaise nouvelle pour l’extrĂ©miste anticommuniste John Edgar Hoover, qui dirige le FBI depuis 1924. La vie politique Ă©tats-unienne est en effet secouĂ©e par diffĂ©rents mouvements de contestation, notamment celui pour les droits civils, emmenĂ©s par Martin Luther King, puis celui contre la guerre du Vietnam. C’est pour lutter contre cette subversion d’un genre nouveau que Hoover met en place le programme COINTELPRO Counter Intelligence Programme, Ă  partir de 1956. Ses premiĂšres cibles sont des responsables du Parti communiste Ă©tats-unien, voire du Parti socialiste. Des dirigeants, des militants et des sympathisants de ces formations sont placĂ©s sur Ă©coutes, Ă©cartĂ©s de l’administration, ou dĂ©nigrĂ©s dans des campagnes de presse avant les grandes Ă©chĂ©ances Ă©lectorales. Rapidement, le programme se dĂ©tache cependant de ses cibles originelles pour s’attaquer aux associations des droits civiques. John Edgar Hoover explique ainsi, dans une note interne adressĂ©e Ă  l’ensemble de ses agents, le 25 mars 1968, que le COINTELPRO doit empĂȘcher la coalition des groupes nationalistes noirs ..., empĂȘcher la naissance d’un "messie" qui pourrait unifier et Ă©lectriser le mouvement nationaliste noir. ... Il faut faire comprendre aux jeunes Noirs modĂ©rĂ©s que, s’ils succombent Ă  l’enseignement rĂ©volutionnaire, ils seront des rĂ©volutionnaires morts ». Malcolm X Les documents rendus publics Ă  partir de 1970 sur COINTELPRO ne permettent pas de cerner avec prĂ©cision la maniĂšre dont le FBI mena, dans le dĂ©tail, les opĂ©rations de dĂ©stabilisation du mouvement pour les droits civiques. Le plus simple fut, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, de prĂ©senter les organisations du rĂ©vĂ©rend Martin Luther King et de Malcolm X comme antipatriotiques, antiamĂ©ricaines et proches des communistes. Dans l’AmĂ©rique des annĂ©es 1960, Malcolm X reprĂ©sente un danger tout particulier. Converti Ă  l’islam tout en ayant rompu avec le mouvement des Black Muslims, il est tour Ă  tour accusĂ© d’ĂȘtre antiblanc, antisĂ©mite et propagateur de haine raciale. Lorsque les arguments ne suffisent plus, il est abattu, le 21 fĂ©vrier 1965 [11]. Le 4 avril 1968, c’est au tour de Martin Luther King. GrĂące Ă  ces deux meurtres, dont les enquĂȘtes seront particuliĂšrement bĂąclĂ©es, la volontĂ© de John Edgar Hoover est accomplie il n’y aura plus de messie » capable d’unifier et d’électriser le mouvement nationaliste noir ». Le FBI s’est Ă©galement attaquĂ©, dans le cadre de COINTELPRO aux activitĂ©s des Black Panthers. Ce mouvement, fondĂ© en 1966, revendiquait la libĂ©ration des Noirs Ă©tats-uniens, non pas par le biais du militantisme pacifique prĂŽnĂ© par Martin Luther King, mais plutĂŽt par l’ autodĂ©fense ». En 1969, l’un de ses membres, Fred Hampton, est exĂ©cutĂ© au terme d’une opĂ©ration menĂ©e conjointement par le FBI et la police de Chicago. Une autre figure emblĂ©matique du mouvement, Angela Davis, est accusĂ©e de meurtre et de kidnapping. Elle est arrĂȘtĂ©e en 1970, et effectue seize mois de dĂ©tention avant d’ĂȘtre acquittĂ©e de toutes ses charges. De telles mĂ©thodes ne pouvaient continuer Ă  rester inconnues du grand public. Bien que continuellement dĂ©noncĂ©es par les opposants politiques qui en furent victimes, il faut attendre le scandale du Watergate pour que la presse nationale Ă©tats-unienne s’intĂ©resse Ă  la question. Le FBI est alors accusĂ© d’avoir mis sur Ă©coute le siĂšge de campagne des DĂ©mocrates, au bĂ©nĂ©fice du prĂ©sident Nixon. Les rĂ©vĂ©lations publiĂ©es par Bob Woodward et Carl Bernstein entraĂźnent une sĂ©rie d’investigations sur les modes d’action de l’organisation dirigĂ©e par John Edgar Hoover. La paranoĂŻa des agents fĂ©dĂ©raux Ă  l’encontre de l’ ennemi intĂ©rieur » disparaĂźt peu Ă  peu. Le phĂ©nomĂšne a pourtant resurgi subitement Ă  la suite des attentats du 11 septembre. La nouvelle croisade ne vise plus aujourd’hui les communistes ou les Noirs, mais les musulmans. Daniel Pipes [12] s’en est fait le fer-de-lance en appelant, Ă  de multiples reprises, Ă  une Ă©puration du personnel universitaire de tous ses Ă©lĂ©ments rĂ©putĂ©s trop sensibles Ă  la cause palestinienne, et Ă  la mise Ă  l’écart des fonctionnaires et soldats de confession musulmane. Dans un article du Jerusalem Post du 26 novembre 2003, il prĂ©conise de distribuer un questionnaire dans le plus pur style maccarthyste aux responsables musulmans Ă©tats-uniens. Il leur serait ainsi demandĂ© de condamner le Hezbollah en tant qu’organisation terroriste, de reconnaĂźtre que des fondamentalistes musulmans sont responsables des attentats du 11 septembre, et d’accepter de voir leur vie privĂ©e espionnĂ©e pour des questions de sĂ©curitĂ© plus que tout autre citoyen Ă©tats-unien. Dans cet Ă©tat d’esprit, l’Attorney General John Ashcroft [13] profite du choc du 11 septembre pour faire adopter l’USA Patriot Act, un texte fleuve dont la prĂ©paration a demandĂ© des mois et qu’il prĂ©sente pourtant six jours aprĂšs les attentats. Il suspend les libertĂ©s fondamentales dans toutes les affaires liĂ©es de prĂšs ou de loin au terrorisme. Puis, il ordonne le fichage par le FBI de tous les musulmans pratiquants, qu’ils soient Ă©trangers ou nationaux ; il contraint tous les Ă©trangers originaires de pays musulmans Ă  pointer chaque mois au commissariat de leur quartier ; et il planifie la construction de camps d’internement en prĂ©vision d’incarcĂ©ration de masse. [1] À l’inverse, la LĂ©gion amĂ©ricaine inspirera la crĂ©ation, en 1939, de la LĂ©gion française des combattants.[2] La chasse aux sorciĂšres, de Marie-France Toinet, Editions Complexe, 1995.[3] Years of Infamy. The Untold Story of American’s Concentration Camp par Michi Weglyn, William Morrow and Co Ă©d., 1976[4] Cold War Critics, par Thomas G. Paterson, Chicago Quadrangle, 1971.[5] Loyalty among governement employees », par Thomas I. Emerson et David Helfeld, Yale Law Journal, dĂ©cembre 1948. CitĂ© par Marie-France Toinet, À la mĂȘme Ă©poque, les principaux syndicats Ă©tats-uniens, et notamment l’AFL et la CIO tentent de se dĂ©barrasser de leurs Ă©lĂ©ments communistes. Voir AFL-CIO ou AFL-CIA ? » par Paul Labarique, Voltaire, 2 juin 2004[7] La chasse aux sorciĂšres, Ce syndicat patronal recrutera particuliĂšrement dans les industries d’armement et deviendra l’American Security Council. Il sera alors qualifiĂ© par Eisenhower de complexe militaro-industriel ». Il comprenait au dĂ©part General Electric, Lockheed, Motorola, Allstate Insurance, Standard Oil of california, General Dynamics, reynolds Metals, Quaker Oats, Honeywell, Steel, Kraft Foods, Stewart-Warner, Schick-Eversharp, Illinois Central Railroad, et surtout Seras-Roebuck.[10] Power on the Right par William W. Turner, Ramparts Press, 1971.[11] Avant de mourir, Malcom X demande Ă  sa secrĂ©taire de prĂ©venir un mystĂ©rieux correspondant Ă  GenĂšve dont il inscrit le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone sur un papier. Il s’agit du pĂšre adoptif de l’intellectuel suisse Tariq Ramadan. Ce dernier, militant rĂ©volutionnaire tiers-mondiste, fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de dĂ©nigrement internationale qui n’est pas sans rappeler celle qui fut conduite par Hoover contre Malcolm X.